Présentation

Cet air du temps passé qui fait l’élégance d’un lieu. Les Trois Marchands? Toute une époque. Du XVIème au XIXème siècle, quand le commerce du sucre et la biscuiterie faisaient la richesse de Nantes. Toute une ambiance qui fait le charme de cet hôtel situé au cœur de l’histoire et de l’animation nantaises.
Une belle harmonie pour les séjours de loisirs et de travail : calme, tradition et confort actuel.

A proximité de l’hôtel de ville. Chambres de caractère. TV satellite.Wifi. Ascenseur. Garage privé. Salons pour séminaires, banquets et groupes (jusqu’à 150 personnes).

Restaurant ouvert sur réservation, en particulier pour les groupes.

A delightful atmosphere makes for all the charm of this hotel located in the lively, historic region of Nantes, ideal for tourist and professional stays : calm, tradition and modern convenience. Personality-filled rooms. Satellite. TV. Wifi.Lift Private garage. Facilities for seminars, banquets and groups. Restaurant for groups on request.

Acte de baptême de l’hôtel des Trois Marchands
Dans l’ancienne rue d’Erdre se trouve une hostellerie dont voici l’acte de baptême :
La maison avait été longtemps la demeure d’un messager qui faisait le service entre La Rochelle et Rennes. Elle est devenue la propriété d’un serviteur d’un ancien sergent du Châtelet.

Après s’être rendu acquéreur, le nouveau propriétaire l’a transformée en hostellerie et s’en est fait gérant pour son propre compte. La veille de l’ouverture il n’avait pas encore fait choix d’une enseigne. Il se couche en pensant que la nuit lui porte conseil. A peine était-il endormi que trois coups de marteau sont frappés à la porte de la rue. Il s’éveille en sursaut et s’empresse d’ouvrir.
Trois quidam : un vieillard, un jeune homme et un homme entre deux âges ayant chacun une balle sur le dos demandaient à loger pour la nuit.
« Assurément, réplique l’hôtelier que Dieu bénisse ceux qui m’étrennent ». Il les fit rentrer et leur adresse ces paroles :
Vent de vous mener dans les chambres que je vous destine je vous prie de me dire l’un après l’autre le lieu de votre naissance, votre âge, votre demeure, votre nom afin que je l’inscrive sur mon registre car tel est l’ordre de l’autorité.
Moi, dit l’homme aux cheveux blancs, je suis si vieux, si vieux, que je ne sais plus ou je suis né, ni en quelle année ma mère m’a mis au monde. Je ne demeure pas. Je m’en vais toujours. Je vends ces oublis, des grands et des petites : je les offre à tous, quelques uns les refusent, ce sont les plus heureux. Le plus grand nombre les acceptent comme n’ayant pas à se louer du sort. On me nomme « Le Passé ».

Moi dit à son tour l’homme fait, je naquis entre celui qui me précède et celui qui me suit. Je ne suis ni vieux, ni jeune, j’ai l’âge que chaque jour me donne. Je demeure ou je suis, je vends des plaisirs, chacun m’en demande, mais tout le monde n’en peut avoir. Je m’appelle « Le présent ».

Moi dit en dernier lieu l’adolescent, je meurs chaque fois que je nais et je suis encore à naître. Je n’ai aucun âge, le temps n’ayant pas de prise sur mois. Je n’habite nulle part et je suis partout. Je n’arrive pas et pourtant je suis toujours en marche. Quoique n’ayant pas les mêmes goûts, mes compagnons et moi sommes inséparables. Je vends des illusions. Beaucoup s’en nourrissent. Mon nom est « L’avenir ».

Très bien leur répond l’hôtelier, Messieurs, veuillez me suivre. Vous M. Le Passé, votre chambre est au couchant. Vous M. Le Présent, votre chambre est au midi. Et vous M. L’avenir, voici la votre elle est au Levant. Sur ce, bonne nuit et dormez bien.

Je l’ai trouvée, je l’ai trouvée, s’écrit l’hôtelier en s’éveillant le lendemain matin car ceci n’avait été qu’un rêve, mon hôtel aura pour enseigne : « Aux Trois Marchands ».